Histoire - Les Gladiateurs - Ma Collection de Figurines - Le Templier

Publié le par Le Templier

Histoire

 

 

Les gladiateurs (signifiant « combattant à l'épée ») étaient des combattants professionnels, esclaves ou non (esclaves affranchis pour leurs exploits ou engagés volontaires, en quête d'une vie meilleure grâce à des victoires bien rémunérées) qui se battaient entre eux ou contre des fauves, à l'origine pour honorer la mémoire d'un mort, puis de plus en plus pour le divertissement du public. Les plus anciennes représentations de combats rituels en Italie ont été retrouvées dans des tombes lucaniennes à Paestum, datées entre 370 et 340 av. J.-C.

 

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À Rome, le plus ancien combat de gladiateurs mentionné dans les textes se déroule en 264 av. J.-C., sur le Forum Boarium (le marché aux bœufs), espace à caractère utilitaire et sans prestige situé près de l'extrémité nord du Circus Maximus. Ce combat fut rapidement suivi par de nombreux autres puis leur finalité désacralisée. Ainsi en 105 av. J.-C., les jeux devinrent publics. Ils seront interdits au IVe siècle par l'empereur Constantin Ier, mesure sans effet réel avant la fin du IVe siècle. Plus que cette interdiction, c'est l'affaiblissement des villes et la récession économique qui provoquèrent la disparition des gladiateurs.

 

 

Le samnite était armé avec un bouclier longtemps rectangulaire (scutum), un casque à plumeau, une épée courte et probablement un cnémide sur sa jambe gauche. On dit souvent que les samnites était les plus chanceux car ils combattait avec de grands boucliers et bonnes épées. Ce type de gladiateur qui rappelait le soldat de cette tribus italique combattu par Rome au cours de trois guerres, disparaît au début de la période impériale.

 

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Le gaulois était un type contemporain du samnite : sans autre protection qu'un casque et un bouclier de type celtique long et étroit, il était armé d'une longue épée avec laquelle il frappait de taille. Lui aussi s'effaça au début de l'Empire.

 

 

Le thrace combattait avec une arme caractéristique, une dague courbe tranchante des deux côtés de la lame. Celui-ci était protégé par un petit bouclier, souvent de forme carrée (parma) et par deux jambières (ocreae) qui montaient jusqu'aux cuisses. Il portait un casque à rebord (galea).

Ce casque de l'époque républicaine laissait le visage sans protection, puis, sous l'Empire, il fut muni d'une visière. Dans la seconde moitié du Ier siècle, la bordure s'élargit et sa courbure s'accentua. Les œilletons disparurent pour faire place à une grille, qui ne couvrit d'abord que la moitié supérieure, puis la totalité de la visière. Aux IIe et IIIe siècle, le casque devint plus étroit. L'armement défensif des gladiateurs était conçu à partir d'un principe simple: protéger les parties du corps où une blessure, même légère, pouvait gravement handicaper le combattant.


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 L’arme du thrace constitue un autre attribut particulier, qui le distingue de tous les autres gladiateurs. En effet, seul le thrace possède un glaive courbe : la sica supina. Le casque possède de larges rebords et un cimier parfois orné d’une tête de griffon. Le griffon est un animal mythique, un lion à tête d’aigle. Il est emblématique de l’Orient que le thrace est censé représenter mais il évoque aussi la manière de combattre très particulière de ce gladiateur. En effet, sa position de garde ressemble à celle d’un fauve prêt à bondir tandis que ses attaques par-dessus le grand bouclier de son adversaire évoquent celles d’un rapace plongeant sur sa proie. L’équipement et la tactique du thrace doivent lui permettre de contourner la muraille formée par le grand bouclier du mirmillon. Le petit bouclier carré du thrace, très maniable et léger, lui permet d’exécuter de grands sauts ainsi que des mouvements rapides. Le thrace utilise au mieux l’avantage technique que lui offre sa dague courbe. Elle lui permet d’accentuer le phénomène de contournement du bouclier. Les attaques du thrace sont extrêmement rapides et violentes afin d’ouvrir une faille dans le rempart de son adversaire.

 

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L'hoplomaque apparut à l'époque impériale, il combattait avec un petit bouclier rond ainsi qu'une lance.

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Le provocator, comme son nom l'indique, est celui par lequel les gladiateurs entamaient leur cursus au ludus, c'est aussi ce type de gladiateur qui démarrait les après-midi de combats. Son bouclier est similaire à celui du légionnaire romain : c'est un scutum. Il semble que les provocators soient armés d'une dague courte. Le casque du provocator ne présente aucune crête comme le casque des légionnaires romains.

 

Le secutor est "celui qui poursuit", maniant le gladius, bouclier long, protègé par une jambière à la jambe gauche. Son casque remarquable, sans rebord, surmonté d'une crête sans arête, offrant donc moins de prise au filet que celui des autres gladiateurs. Le secutor était bien adapté à la lutte contre le rétiaire, son adversaire.


Le mirmillon, héritier direct du gaulois d'époque républicaine, était au début également opposé au rétiaire. Son adversaire privilégié n'était autre que le Thrace ou l'hoplomaque.

Apparu au Ier siècle av. J.-C., ce gladiateur se caractérise avant tout par son grand bouclier rectangulaire et cintré, le scutum qui rappelle celui des légionnaires romains. Son armement est constitué d’un casque aux larges bords doté d’un haut cimier très massif avec lequel il peut percuter son adversaire. Son bras droit est protégé par une manica segmentée de cuir épais, tandis qu’une petite ocrea couvre le tibia gauche. Enfin son arme est un glaive court et droit. D’après les sources du Haut-Empire, il apparaît clairement que le mirmillon est l’adversaire privilégié du thrace, même s’il a pu être opposé un temps au rétiaire lorsque ce gladiateur est apparu. Très représenté sur les sources iconographiques du Ier siècle ap. J-C. le mirmillon est un scutatus, tout comme le thrace et est un parmulatus. C’est en effet sur cette distinction entre grands et petits boucliers que les romains se divisaient en deux camps opposés qui en venaient parfois aux mains pour soutenir leurs champions respectifs.

 

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Le contre-rétiaire, était exclusivement opposée au rétiaire. Une stèle trouvée en Roumanie a permis de définir cette troisième armatura lourde. Le contre-rétiaire était pesamment équipé : casque, lourde cotte descendant jusqu'à mi-cuisse, ocreae (jambières), mais pas de bouclier. Son armement offensif consistait en une dague et une sorte de gaffe terminée par une lame en forme de croissant. Il la maniait de son bras gauche protégé par un manchon métallique au bout duquel était fixé l'arme.

 

 

 

Si vous voulez en savoir plus je ne ferai pas mieux que ce site : combat de gladiateur

Publié dans Histoire et légendes

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dbx 15/08/2011 12:00



Bonjour ami templier.


Très bel article sur les gladiateurs merci.



Le Templier 21/08/2011 16:38



Merci à vous !