Histoire - Les Gaulois - Ma Collection de Figurines - Le Templier

Publié le par Le Templier

Histoire - Les Gaulois

 

 

 

 

Le terme de Gaulois désigne les populations de langue celtique qui résidaient en Gaule, c'est-à-dire approximativement sur les territoires actuels de la France, de la Belgique, de l'Allemagne (rive gauche du Rhin), de la Suisse et de l'Italie du Nord, probablement à partir de l'âge du bronze (IIe millénaire av. J.-C.).

Les Gaulois étaient divisés en de nombreux peuples qui se comprenaient entre eux, qui pensaient descendre tous de la même souche et qui en connaissaient la généalogie. À ces liens de filiation, réels ou mythiques, qui leur créaient des obligations de solidarité, s'ajoutaient des alliances qui mettaient certains d'entre eux dans la clientèle d'un autre pour former des fédérations comme celles des Arvernes et des Éduens.

Les civilisations gauloises sont rattachées en archéologie, pour l'essentiel, à la civilisation celtique de La Tène, en Suisse. La civilisation de la Tène s'épanouit sur le continent au second âge du fer et disparut en Irlande durant le haut Moyen Âge.

 

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Les Celtes qui ont d'abord peuplé l’Europe centrale entre les Alpes et la forêt Hercynienne, ont commencé à migrer en -500 vers l'ouest rejoignant la population autochtone celtique pour constituer une partie importante de la population des différentes régions de la Gaule.

Les Germains sont identiques aux Gaulois par leur aspect physique et leur mode de vie, tout en étant plus sauvages, plus grands et aussi plus blonds (en fait cette blondeur généralisée à tous les Gaulois vient d'une teinture à l'eau de chaux qui éclaircissait les « cheveux chaulés » des Gaulois même bruns, ou d'une teinture, savon utilisé comme onguent - à base d'un mélange de graisse de chèvre , de bois de hêtre et de suc de plantes qui donnait une chevelure blonde tirant vers le roux). Cet auteur croit que les Romains eux-mêmes ont donné ce nom aux Germains pour signifier qu'ils étaient les Gaulois authentiques, « germanus » ayant ce sens en latin. 

Les débuts de l'époque gauloise sont difficiles à dater et varient selon les régions considérées. Le processus aurait duré plusieurs siècles pendant lesquels plusieurs peuples auraient coexisté. Il ne se serait fait ni soudainement par une sorte de guerre d'invasion générale, ni en masse par la migration d'une multitude d'individus isolés, mais par l'arrivée de groupes organisés en clans, numériquement plus ou moins importants, au milieu des autres peuples qui leur auraient accordé l'hospitalité, des droits définis par des traités et un territoire.

Il est communément admis que la civilisation celtique s'épanouit en Gaule avec La Tène, c'est-à-dire au deuxième âge du fer, à partir du Ve siècle av. J.‑C.. La ville de Marseille, colonie de la cité grecque de Phocée, est fondée vers 600 av. J.-C..

Dans les sources grecques, en particulier de l'époque macédonienne, de nombreuses mentions de Celtes — appelés alors « Galates » et formant des contingents mercenaires apparaissent. Il est surtout fait référence à leur courage et à leur valeur guerrière. Cela correspond à la période de la plus grande expansion celtique (IVe siècle av. J.‑C. et IIIe siècle av. J.‑C.).

Dans les sources latines postérieures, les Gaulois des IIe siècle av. J.‑C. et Ier siècle av. J.‑C. sont clairement distingués des Cimbres, des Teutons, des Bretons et des Helvètes.

La Gaule, à la veille de la conquête romaine, est un pays d'alternances de forêts, de plaines cultivées, de bocages et de cités fortifiées, sillonnés de routes, pour certaines empierrées, donc d'un espace densément mis en valeur, loin des clichés légués par les historiens du passé. L'archéologie, en particulier aérienne, a démontré que des milliers de fermes gauloises (nombreuses petites fermes « indigènes » mais aussi certaines villas gauloises aussi étendues que les futures villae gallo-romaines) quadrillaient le territoire aux IIe siècleI av. J.‑C., et les fouilles réalisées dans les oppida, par exemple à Bibracte, ont mis en valeur une structure urbaine complexe et élaborée.

Dans ses Commentarii de Bello Gallico, César sous-estime le nombre d'habitants, tout en exagèrant le nombre de guerriers. Suivant ses écrits, les érudits du passé ont estimé à cinq ou six millions le nombre d'habitants d'une Gaule qui faisait près de 100 000 km2 de plus que la France actuelle. Certains spécialistes pensent que la Celtica Gallica était peuplée de dix millions d'âmes environ, mais Ferdinand Lot en prenant pour base l'espace mis en culture et en faisant des comparaisons avec les chiffres obtenus au Moyen Âge, avance le nombre de vingt millions d'habitants.

C'est ainsi à l'époque gauloise que l'essentiel du peuplement de la France se constitue. De plus, la Gaule fut le lieu, bien avant la conquête, d'une urbanisation en plein essor, comme le montrent, par exemple, les fouilles des oppida et d'un commerce à grande échelle, comme le révèlent les nombreux dépôts d'amphores vinaires italiques découvertes en contexte de sanctuaires.

Enfin, la société gauloise, dont la structure a varié dans le temps, semble très complexe et hiérarchisée à la veille de la conquête, et laisse apparaître une tripartition fonctionnelle qui peut être interprétée comme un héritage indo-européen.

 

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« L’ensemble de la Gaule est divisé en trois parties : l’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la troisième par le peuple qui, dans sa langue, se nomme Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par le langage, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. »

 

Ne formant pas d'entité politique unifiée, la Gaule fut incorporée militairement à la république romaine en deux étapes : la Gaule méridionale au-delà des Alpes (Gallia bracata en latin, c'est-à-dire Gaule en braies) fut conquise dès la fin du IIe siècle av. J.‑C. et « romanisée », semble-t-il, en moins d'un siècle. Elle devint la première province romaine hors d'Italie : la Narbonnaise, et compta la première cité de droit romain hors d'Italie.

La Gaule septentrionale (nommée Gallia comata, c'est-à-dire Gaule chevelue, par Jules César) fut soumise entre -58 et -51 par les légions de ce dernier. Cette « Guerre des Gaules » culmina avec la défaite d'une coalition gauloise menée par l'Arverne Vercingétorix, à Alésia, en -52. L'historiographie romaine ne situe toutefois la fin de la pacification qu'en -51, à la suite d'une ultime victoire sur les restes des coalisés rassemblés sous les ordres du chef Lucterios. La présence de très nombreux lieux-dits « camps de César » en France ne doit pas tromper : la plupart d'entre eux sont des sites postérieurs, datant parfois du Moyen Âge. Cependant, il est probable que la pacification fut plus longue que ce que l'on a longtemps cru et dura au moins jusqu'à l'imperium d'Auguste.

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PAPY MARTIAL 24/03/2012 22:03


César a dit:


- " Ceux qui dans leur propre langue, s'appellent CELTES, nous les appelons
GAULOIS "


- " j'appelle GAULE l'espace que je viens de conquérir. Et de l'autre coté, ce
n'est plus la gaule, c'est la Germanie".


Toutefois une précision importante, les Gaulois sont des Celtes, mais tous les
Celtes ne sont pas des Gaulois.

djamp 12/10/2011 09:54



Bonjour à tous , notre ami le Templier nous joue la carte culturelle ce matin, soit! je vais donc la jouer
aussi  Je me suis toujours posé une question, pourquoi le coq est il le symbole de notre pays? j'ai eu la
réponse il y a peu, donnée par Michel Pastoureau, historien, spécialiste des couleurs dans le journal l'équipe mag .
Je sais j'ai des saines lectures  je vais donc vous retranscrire l'article pour ceux que ça
interessent 


 


" Contrairement à ses voisins, la France n'a pas d'autres emblème officiel que son drapeau tricolore. Cela constitue parfois une gêne, tant dans le monde diplomatique que sur les terrains de
sport. D'autant que sa panoplie d'emblèmes officieux est elle même fort pauvre, se réduisant le plus souvent à l'image du coq.


Ce dernier vient de loin mais n'est pas à l'origine un emblème choisi plutôt un emblème subi. Ce sont en effet les romains qui, par dérision, ont associé le coq à nos ancêtres les gaulois. En
latin, c'est le même mot "gallus" qui désigne l'oiseau de basse-cour et l'habitant de la Gaule. Par la suite, le coq fut mieux accepté. Plusieurs rois de France (Francois Ier, Louis XIV)
s'identifièrent à lui et virent dans cet oiseau fier et courageux, défendant ses poules jusqu'à la mort, l'image du monarque défendant ses sujets. Attribut royal, le coq ne fut pas rejeté par la
révolution. Au contraire, pendant presque dix ans, il devint figure d'état, présent sur les documents officiels pour symboliser la vigilance du peuple français. Napoléon, en revanche, lui préfera
l'aigle pour incarner le régime impérial. Avec la troisième république, le coq fit sa réapparition mais n'accéda jamais au statut d'emblème officiel. Il affronta néanmoins courageusement l'aigle
germanique pendant les deux guerres mondiales et, jusqu'à nos jours, se battit vaillamment sur tous les terrains de sport"


 


Voila amis gallus, l'origine de notre coq, nous le devons aux romains qui se foutaient légerement de nous pauvres gaulois, c'était ma petite contribution a faire avancer le schmilblick
...  merci au journal "l'Equipe" qui m'a rendu légerement moins ignorant 



Le Templier 12/10/2011 14:12



Il n'a pas pu s'empecher de parler de Napoléon .



J M 12/10/2011 07:28



Bonjour


merci ami Templier pour cet article clair et précis



Le Templier 12/10/2011 10:01



Merci JM, il est toujours difficile de faire un article sur l'histoire d'une figurine, j'ai envi d'en dire assez pour faire connaitre le personnage et en même je n'ai pas envi
d'être barbant. Je ne suis pas persuadé d'y arriver à chaque fois mais en tout cas ces deux objectifs restent dans ma tête quand je réalise un article historique.